ZINC NUMÉRO 38 SPÉCIAL HÉRITAGE

On parlera beaucoup de Guillaume Morissette dans les années à venir. Jeune prodige de la littérature sur le web, Morissette est le premier à avoir véritablement fait le saut. Voilà, il faut le dire, Morissette est un Québécois francophone qui écrit en anglais (New Tab, Véhicule Press, 2014), et roule sa bosse jusqu’à Brooklyn. Un cas qui polarisera certainement le monde littéraire, comme le font si bien les oeuvres de ceux qui osent, ceux qui sont naturellement
hors-norme. Il n’y a aucun doute, l’écriture romanesque est sa vocation et il nous propose ici un texte, son premier traduit en français, sa langue maternelle, dans lequel il raconte d’où provient l’héritage culturel qui l’a mené à écrire dans la langue du général Wolfe.

Dans ce numéro, découvrez également les toiles fauves de la Montréalaise Isabella Di Sclafani, qui déconstruit puis superpose les époques à travers ses portraits aux contours rugueux. Haley Cullingham visite un immeuble du Mile End, habité par le spectre d’autrefois, Stéphanie Bellemare-Page raconte le passage d’une météorite entre Val-David et la République de Yakoutie, on ose rejoindre Gilles Poulin-Denis en salle d’urgence, Yannick Marcoux reconnaît
son lignage dans la signature de sa mère, Gaspar Aubert raconte la vie des échoués du bonheur, Rosalie Roy-Boucher puise dans la généalogie, pendant qu’Hélène Frédérick raconte la nostalgie du motocross, et Jérémy Laniel explore l’héritage littéraire québécois.