CHRISTIAN MISTRAL, NELLY ARCAN, MAXIME-OLIVIER MOUTIER, NADINE BISMUTH, SYLVAIN TRUDEL, WAJDI MOUAWAD, MARIE-SISSI LABRÈCHE, KIM DORÉ, JADE BÉRUBÉ, EMILIE ANDREWES, MÉLIKAH ABDELMOUMEN,SUZANNE MYRE,LOUIS HAMELIN, JACQUES GODBOUT, YVES BEAUCHEMIN, GIL COURTEMANCHE, MONIQUE PROULX
FRANÇOIS BARCELO, LISE TREMBLAY, DANIELLE PHANEUF, YOLLANDE VILLEMAIRE, NICOLE BROSSARD, ÉLISABETH VONARBOURG, HILAIRE DOVONON, BORIS ZORAN, ALEXANDRA KINGE, SARAH-JANE LEDEVEDEC, MARIE-HÉLÈNE POITRAS, PATRICK BRISEBOIS, P.J.PORIER, KAROLINE GEORGES, CHANTAL GEVREY, STÉPHANE DOMPIERRE, NOAH RICHLER ET PLUSIEURS AUTRES...
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EN LIBRAIRIE
Dans la filiation des Éditions Marchand de feuilles, la revue Zinc se veut un espace indépendant où la relève évolue et expose ses idées et ses fictions. Un lieu où art, lettres et culture se rencontrent pour fixer une polyphonie de discours qui s'entre-choquent, s'entrecoupent et se font écho. Zinc est un laboratoire pour la littérature de demain.
Comme dans le Paris des années 30 où écrivains, peintres et philosophes se réunissaient aux comptoirs des bistrots pour discuter et crayonner, nous proposons un lieu pluridisciplinaire où les voix de demain pourront se faire entendre comme au zinc, jadis.
Zinc se pose comme un champ d'action, de démonstration, une tranchée où se cachent les essayistes et auteurs de demain. Zinc est un village gaulois au fond de l'océan de la culture éditoriale francophone.
Comme l’écrit si bien Lewis H. Lapham dans son Book of nature, l’océan Arctique se réchauffe à un rythme plus effréné que la Méditerranée,
un agneau est né en Nouvelle-Zélande avec sept pattes, à Naples, des décharges dites « sauvages » jonchent les autoroutes, car la mafia gère
le tri des ordures, un poisson-chat de soixante-quatre livres a été pêché dans les eaux du Mékong, des termites de Formose sont en train de démanteler
le quartier français de la Nouvelle-Orléans.

Mais il y a pire ; chaque jour, l’industrie automobile, nourrie par le lobby du pétrole, empêche qu’il y ait de réelles percées dans l’utilisation de l’énergie propre.
Si mon voisin peut faire avancer sa voiture avec une pinte d’huile Mazola, je ne sais pas ce qu’on attend. Si c’est dans la nature des castors de construire des
barrages, c’est dans la nature de l’homme de composer des opéras, de cloner des vaches et de faire battre le coeur artificiel de Dick Cheney. Mais trouver
des solutions à notre apocalypse environnementale semble si difficile.

La plupart d’entre nous utilisent les mots empreinte carbone et réchauffement de la planète pour ensuite nous contenter de jeter notre bouteille
d’eau en plastique dans le bac à recyclage, de changer nos ampoules incandescentes pour des fluocompactes et d’utiliser un sac en tissu pour aller
à la SAQ. Mais il existe des gens zélés, comme notre amie Isabelle, une directrice artistique qui tente de réduire son utilisation d’énergie à vingt pour cent de la moyenne nationale. Elle a débranché son réfrigérateur, cultive son jardin, dépense moins de mille dollars par année en biens de consommation, et nous avons connaissance au bureau d'au moins un sac Ziploc qu’elle réutilise depuis au moins un an pour le lunch. En sa présence, nous avons tendance à nous sentir coupables.
Même Al Gore ne recommande pas de telles privations. La première contribution de Zinc et de son équipe sur le plan de l’écologie, c’est ce collectif
de littérature verte pour nous faire réfléchir à notre surconsommation, à notre manie de polluer sans penser et à notre désir d’évoluer vers une
économie durable où les ressources naturelles ne sont pas utilisées plus vite qu’elles ne se renouvellent et où les déchets ne sont pas rejetés plus vite
qu’ils ne peuvent être absorbés. Contre la crise économique, cherchons une relance écologique.